Droit collaboratif à Québec

Une autre façon
de se séparer

Une séparation soulève des décisions importantes. Le droit collaboratif vous permet de rechercher une entente hors cour, avec l’appui de votre propre avocat, dans une démarche structurée qui favorise le dialogue et tient compte de votre réalité familiale.

L’approche

Le dialogue
avec un cadre clair

Le droit collaboratif est une démarche volontaire dans laquelle chaque personne est accompagnée par son propre avocat, formé à cette approche. Les clients et leurs avocats travaillent dans un cadre commun afin de régler les conséquences de la séparation sans demander au tribunal de trancher leurs désaccords.

Le droit collaboratif fait partie des mécanismes de règlement des différends familiaux reconnus par la Loi sur le divorce et s’inscrit parmi les modes de prévention et de règlement des différends présentés par le Barreau du Québec.

Au-delà des positions

La démarche ne consiste pas seulement à échanger des concessions. Elle vise d’abord à comprendre les préoccupations, les besoins et les priorités de chacun. Cette compréhension permet d’imaginer plusieurs avenues, puis d’en mesurer les effets avant de choisir une solution adaptée à la famille.

Une information suffisante pour décider

Le processus repose sur la communication volontaire et complète des renseignements pertinents. L’objectif est que chaque personne puisse comprendre la situation, recevoir les conseils de son avocat et prendre des décisions éclairées.

Dès le départ, les deux personnes et leurs avocats signent une entente de participation. Elle encadre les échanges, la communication respectueuse et la recherche d’un règlement hors cour. Si des procédures judiciaires contestées deviennent nécessaires, les avocats collaboratifs ne peuvent pas poursuivre le dossier devant le tribunal; chacun doit alors retenir un nouvel avocat pour ce litige.

Le déroulement

Une démarche,
étape par étape

  1. Première rencontre

    Lors d’une consultation individuelle, votre avocat prend connaissance de votre situation, de vos préoccupations et de vos objectifs. Il vous explique la démarche et vérifie avec vous si elle paraît appropriée.

  2. Mise en place du processus

    L’autre personne choisit son propre avocat accrédité. Les avocats communiquent entre eux, confirment la volonté de participer et organisent la première rencontre commune. L’entente de participation précise les engagements de chacun.

  3. Préparation

    Vous préparez chaque rencontre avec votre avocat. Ensemble, vous déterminez les sujets à aborder, les renseignements à réunir et les priorités à faire connaître afin que les échanges soient utiles et bien structurés.

  4. Rencontres à quatre

    Les principales discussions réunissent les deux clients et leurs avocats. Un ordre du jour permet de progresser d’une question à l’autre, de préciser l’information manquante et de convenir du travail à accomplir avant la rencontre suivante.

  5. Recherche de solutions

    Plusieurs options sont élaborées puis évaluées à la lumière des priorités de chacun et des conseils juridiques reçus. Lorsque la situation l’exige, les parties peuvent retenir ensemble un professionnel neutre pour les éclairer sur une question financière, fiscale, familiale ou d’évaluation.

  6. Entente et formalités

    Lorsqu’une solution est retenue, les avocats en rédigent les modalités. Chacun peut les revoir et en mesurer les conséquences avant de signer. Les démarches requises pour donner effet à l’entente sont ensuite précisées.

Le choix du processus

Une démarche
adaptée à
votre situation

Le droit collaboratif ne convient pas à toutes les situations. Il exige davantage qu’une intention de s’entendre : chaque personne doit pouvoir participer librement, communiquer les informations nécessaires et prendre des décisions éclairées.

La violence conjugale, le contrôle coercitif, les enjeux de sécurité ou un déséquilibre important de pouvoir appellent une vigilance particulière. La présence d’un avocat auprès de chacun ne suffit pas, à elle seule, à rendre la démarche appropriée.

L’évaluation initiale sert notamment à examiner ces conditions. Cette attention se poursuit pendant le processus. Si un autre cadre paraît plus approprié ou plus sécuritaire, nous vous l’indiquons clairement. Le choix de la démarche doit être adapté à votre situation.

Vos avocats

Favoriser le dialogue
Éclairer vos décisions

Dans une démarche collaborative, chaque personne demeure conseillée par son propre avocat, qui veille à ce qu’elle comprenne ses droits et les conséquences de ses choix. Les avocats qui participent au dossier collaborent à l’organisation d’un dialogue constructif, à l’identification des questions à régler et à l’examen des solutions possibles. Ils ne décident pas à la place de leurs clients : les décisions finales appartiennent aux personnes concernées.

Portrait de Me Olivier Rioux-McDougall

Me Olivier Rioux-McDougall

Avocat en droit familial et en protection de la jeunesse.
Accrédité en droit collaboratif.

Admis au Barreau du Québec en 2011, Me Olivier Rioux-McDougall exerce principalement en droit de la famille et en protection de la jeunesse. Il a joint les rangs du cabinet Brodeur Prémont Lavoie avocats (nouvel onglet) en 2021.

Au quotidien, il accompagne des personnes et des familles qui traversent des périodes de transition importantes, notamment à l’occasion d’une séparation ou d’une réorganisation familiale. Sa pratique porte principalement sur les responsabilités parentales, les pensions alimentaires, les questions relatives aux enfants ainsi que les dossiers de protection de la jeunesse.

Accrédité en droit collaboratif par le Groupe de droit collaboratif du Québec (nouvel onglet), Me Rioux-McDougall privilégie une approche humaine, constructive et orientée vers la résolution des différends. Il favorise le dialogue et la recherche de solutions adaptées aux besoins particuliers de chaque famille.

Engagé dans l’amélioration de l’administration de la justice en matière familiale, il préside le Comité de liaison avec la Cour du Québec – Tribunal unifié de la famille du Barreau de Québec et a également siégé au Comité de liaison avec la Cour supérieure – Chambre familiale.

Portrait de Me Dominique Vien

Me Dominique Vien

Avocate en droit familial. Médiatrice familiale.
Accréditée en droit collaboratif.

Admise au Barreau du Québec en 1989, Me Dominique Vien exerce principalement en droit de la famille depuis plus de 35 ans. Elle est associée au sein du cabinet Brodeur Prémont Lavoie avocats (nouvel onglet) depuis 2019.

Au fil de sa carrière, elle a accompagné de nombreuses personnes et familles au cours des différentes étapes de leur séparation ou de leur réorganisation familiale. Sa pratique couvre notamment le divorce, la séparation, l’exercice des responsabilités parentales, les pensions alimentaires, le partage du patrimoine et les questions financières découlant d’une rupture.

Médiatrice familiale accréditée et accréditée en droit collaboratif, Me Vien privilégie une approche humaine, respectueuse et constructive. Elle aide les personnes à trouver des solutions durables et adaptées à leur réalité, dans un climat favorisant le dialogue et la préservation des relations familiales.

Engagée dans l’avancement de la pratique du droit de la famille, elle siège depuis plusieurs années au comité organisateur du colloque annuel Les développements récents en droit de la famille du Barreau du Québec (nouvel onglet).

Questions fréquentes

Des réponses
à vos questions

Le droit collaboratif convient-il à toutes les situations?

Non. Avant de commencer, nous examinons avec vous votre situation, vos objectifs et la dynamique entre les personnes. Chacun doit notamment pouvoir participer librement, communiquer les renseignements nécessaires et prendre part de bonne foi à la recherche de solutions. Si ces conditions ne sont pas réunies, une autre démarche peut être recommandée.

Faut-il déjà être d’accord pour entreprendre la démarche?

Vous n’avez pas à vous être entendus sur toutes les conséquences de votre séparation. La démarche sert justement à examiner les désaccords et à explorer des solutions. Elle suppose toutefois une volonté réelle de chercher une entente, de communiquer les informations utiles et de participer de bonne foi. Ces conditions sont évaluées au départ.

Mon ex-conjoint doit-il avoir son propre avocat?

Oui. Chaque personne est accompagnée par son propre avocat formé au droit collaboratif. Votre avocat vous conseille et représente vos intérêts; il n’est pas l’avocat de l’autre personne. Les avocats qui participent à la démarche travaillent dans le cadre convenu afin de faciliter les échanges et la recherche d’une entente.

Peut-on entreprendre la démarche si des procédures judiciaires sont déjà en cours?

Oui, cela peut être envisagé lorsque les deux personnes souhaitent suspendre les procédures afin de tenter de parvenir à une entente par le droit collaboratif. La situation et les modalités nécessaires doivent être évaluées avec les avocats. Si la démarche prend fin et que la contestation judiciaire reprend, les avocats collaboratifs ne peuvent pas représenter les parties dans ce litige.

Les échanges sont-ils confidentiels?

L’entente de participation encadre la confidentialité des échanges. Cette protection comporte toutefois des limites : un document qui devrait normalement être communiqué dans une procédure judiciaire ne devient pas automatiquement inaccessible parce qu’il a été échangé pendant la démarche collaborative. Votre avocat vous explique la portée de ces engagements avant votre participation.

Que se passe-t-il si nous ne parvenons pas à une entente?

Vous pouvez mettre fin à la démarche. Si le différend doit ensuite être débattu dans des procédures judiciaires contestées, les avocats collaboratifs ne pourront pas vous y représenter. Vous devrez retenir de nouveaux avocats pour ce litige. Cet engagement constitue une caractéristique essentielle du processus et vous est expliqué avant votre participation.

Faudra-t-il tout de même obtenir un jugement?

Cela peut être nécessaire, notamment pour obtenir un divorce ou faire homologuer une entente. Rechercher un règlement hors cour signifie que vous travaillez à convenir des modalités, plutôt que de demander à un juge de trancher vos désaccords. Votre avocat vous explique les formalités applicables et si votre présence au tribunal est requise.

Est-ce plus rapide ou moins coûteux qu’un litige?

Il n’est pas possible de le garantir. La durée et les coûts dépendent notamment des questions à résoudre, des informations à réunir, du nombre de rencontres et des expertises nécessaires. La démarche permet d’organiser les échanges selon les besoins du dossier, mais elle exige une préparation et un engagement réels de chaque personne.

Comment sont établis les honoraires?

Les services sont offerts en pratique privée et facturés selon le temps consacré au dossier. La portée du mandat, le taux horaire, les modalités de facturation et la provision initiale sont expliqués avant le commencement du mandat. Les frais liés à l’intervention d’autres professionnels doivent également être pris en compte. Aucun mandat d’aide juridique n’est accepté.

Offrez-vous des services de médiation familiale?

Me Dominique Vien est également médiatrice familiale accréditée. Vous pouvez la joindre pour vous renseigner sur ce service. La médiation familiale et le droit collaboratif constituent des démarches distinctes.

Nous pouvons aussi vous accompagner à titre d’avocats-conseils pendant une démarche de médiation menée par un autre professionnel, pour préparer vos rencontres, comprendre vos droits et évaluer les propositions d’entente.

Quels territoires desservez-vous?

Nous proposons nos services en droit collaboratif dans les régions de Québec, de la Beauce, de Montmagny, de Trois-Rivières et de La Malbaie.

La prochaine étape

Parlons de
votre situation

Vous souhaitez savoir si le droit collaboratif pourrait vous convenir? Communiquez avec nous pour demander un rendez-vous. Nous vous préciserons les modalités de la consultation et les prochaines étapes.

Pour ce premier contact, transmettez uniquement vos coordonnées. Attendez les indications du cabinet avant d’envoyer un récit détaillé ou des documents concernant votre dossier.

418 682-9966
Brodeur Prémont Lavoie avocats inc.
955, Grande Allée Ouest, bureau 260
Québec (Québec)  G1S 4Y2